Essai

Dans mon panthéon filmographique se trouve un monument du cinéma français, Les Tontons flingueurs. Ce film a beau dater de 1963, j’ai beau l’avoir vu à de multiples reprises, je ne m’en lasse pas.
Ce que je ne savais pas encore c’est qu’une partie du tournage avait eu lieu au bowling de la Matène, à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne). Il n’en fallait pas plus pour émoustiller ma curiosité. Oh bien sûr, près de 60 ans après, peu de choses rappellent le lieu où Georges Lautner avait immortalisé l’arrivée de Lino Ventura, alias, Fernand Naudin. Mais quand même. Il y a quelque chose de croustillant à s’offrir à vil prix et à boire une bouteille de Côtes-du-Rhône premier prix. A 18 euros le litre ce n’était évidemment pas le vin du siècle.
Toutefois je dois reconnaître que l’idée de boire un coup en hommage aux Tontons m’a fait sourire.

Plusieurs scènes des Tontons flingueurs y ont été tournées

• L’arrivée de Fernand Naudin (Lino Ventura) au bowling par les escaliers des snookers actuels pour rendre visite au mexicain sur son lit de mort qui offre un vue d’ensemble sur les pistes
• Paul Volfoni (Jean Lefèvre) qui fait glisser sa chope de bière sur le bar
• Fernand Naudin (Lino Ventura) qui mange son oeuf au plat sous le regard goguenard de Raoul Volfoni (Bernard Blier) devant les pistes de bowling
• La découverte du cadavre du responsable du bowling Henri, (Jean Mercey) sur le sol devant le bar

Le bowling de la Matène également servi de décor aux films Monsieur Hire, que je n’ai pas vu, et à Jean-Philippe. J’ai bien aimé ce film décalé avec Fabrice Lucchini et le regretté Johnny Hallyday qui campe le patron du bowling.

“Non mais t’as déjà vu ça ? En pleine paix, y chante et pis crac, un bourre-pif, mais il est complètement fou ce mec ! Mais moi les dingues, j’les soigne, j’m’en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j’vais lui montrer qui c’est Raoul. Aux quatre coins d’Paris qu’on va l’retrouver, éparpillé par petits bouts façon puzzle… Moi quand on m’en fait trop j’correctionne plus, j’dynamite… J’disperse… Et j’ventile…”

Raoul Volfoni